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Derrière toute peur se cache un désir

31 mai 2018

Derrière toute peur se cache un désir. Un désir parfois puissant, secret, profond, mais toujours inassouvi, qui ne demande qu’à se faire reconnaître. Nos propres peurs nous empêchent d’avancer et nous limitent. Elles nous bloquent et nous contraignent à la stagnation dans nos vies, à la résistance au changement, au statut quo. Mais si nous apprenons à regarder au-delà de nos peurs, si nous recherchons le désir qui se cache derrière chacune d’elles, le changement peut se produire et la magie opérer. Alors ce ne sont plus nos peurs qui vont nous guider nos vies mais nos espoirs, nos rêves et nos aspirations. Il est possible de transformer ses peurs et de les transcender.

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La mémoire du corps

24 mai 2018

Le corps a une mémoire, puissante, inaltérable et extrêmement intelligente. Le corps parle par là où il a souffert, c’est aussi simple que cela. Lorsque les mots ne peuvent sortir par la parole, le corps se charge de créer des maux pour pouvoir communiquer. Et si on ne l’écoute pas, il va parler de plus en plus fort, jusqu’à se révolter. C’est l’intelligence du corps humain.

Longtemps, j’ai ignoré ces maux, qui étaient en réalité des mots que mon corps m’envoyait et que je ne savais malheureusement pas entendre ni écouter. C’était sa façon de communiquer avec moi, me dire qu’il n’était pas d’accord avec mon choix de me taire pour fuir et essayer d’oublier ce qui était arrivé. Je n’avais pas su écouter ce que mon corps avait à me dire, ni comprendre tous les signaux d’alerte et de détresse qu’il m’envoyait.

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Je refuse de subir

17 mai 2018

Longtemps dans ma vie, j’étais restée victime, impossible de sortir de ce cercle vicieux. Et plus je subissais et moins je ne réagissais, plus ces schémas se reproduisaient dans ma vie. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis tue, je n’ai pas osé m’exprimer ou refuser des situations car je pensais que ma parole et ma personne n’avaient aucune valeur. Je ne m’étais pas permise d’être moi-même.

Le pire, c’est que je pensais que c’était normal de subir et de se taire, j’avais un seuil de tolérance anormalement élevé. A chaque fois que je subissais, je me disais intérieurement que c’était moins grave que le viol, alors si j’avais survécu au viol, je pouvais tout encaisser. Je réalise aujourd’hui à quel point c’était grave de penser de cette façon, car en fonctionnant en terme de comparaison, forcément tout était moins horrible que le viol, difficile de faire pire… Comme je n’avais jamais trouvé une situation équivalente en terme de gravité, alors j’acceptais tout. Et je restais ainsi dans un processus de victimisation dont il est difficile de se défaire. A l’époque, je n’avais pas assez de respect pour moi-même, et j’ai mis très longtemps à m’apprivoiser et à apprendre à m’aimer…

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Le pouvoir de la parole

11 mai 2018

Après le viol, j’aurai sans doute pu parler plus tôt, mais je n’étais pas prête pour le faire. Trop peur d’être jugée et ne pas être entendue, peur que ma parole soit mise en doute, peur de la réaction des gens, peur d’être abandonnée, peur de moi-même et de me montrer telle que j’étais : souillée, honteuse, rongée par la souffrance et la solitude. Je m’étais réfugiée dans le monde que je m’étais créé, pour me protéger, essayer d’oublier et d’effacer les traces de cette sombre nuit.

J’aurai aimé qu’on me tende la main, qu’on puisse porter ma douleur et ma honte que j’avais intériorisées. Le viol est bien le seul crime où la victime se sent coupable, alors que celle culpabilité ne devrait pas lui appartenir une seule seconde… Moi-même j’ai gardé bien trop longtemps ces sentiments de honte et de culpabilité avant de pouvoir enfin les restituer au violeur, ils ne m’appartiennent pas, je n’ai plus à porter ces fardeaux, et un jour j’ai décidé que je n’en voulais plus dans ma vie.

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La parole silencieuse

7 mai 2018

Je sais aujourd’hui que la parole est libératrice, mais il m’a fallu beaucoup de temps pour le réaliser par moi-même.

Certaines personnes m’ont demandé comment j’ai pu garder ce lourd secret en moi pendant toutes ces années, comment j’ai pu vivre avec ce silence et cette solitude. Je leur réponds que j’ai une explication à mon silence et qui est liée à mon plus jeune âge : une blessure profonde de l’enfance qui a mis beaucoup de temps à cicatriser, et cela j’en suis certaine aujourd’hui, a conditionné mon attitude et mon comportement à partir de ce moment-là.

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Inspiration

Du bonheur ♥

1 mai 2018

Du bonheur, encore du bonheur, toujours du bonheur… rien que pour vous 🍀🌿💚

Je vous souhaite à tous beaucoup de joies, de petits et de grands bonheurs présents et à venir.

En ce 1er mai, je suis heureuse de partager avec vous mes citations inspirantes sur le bonheur, à méditer et pratiquer chaque jour, sans modération :

 

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Voyage au bout de la nuit

19 avril 2018

« A mon enfant intérieure, que j’ai oubliée tant d’années, et que j’ai enfin fini par retrouver. Toutes les deux, main dans la main, nous avançons désormais ensemble sur notre chemin. »

Je vous emmène en voyage dans les profondeurs et méandres de mon passé, au pays de mon enfant intérieure. C’est le conte de sa vie, et comme dans tout conte, on peut en tirer une leçon de vie.

« Il était une fois une jeune fille de 15 ans qui venait juste de quitter l’enfance et rentrer dans l’adolescence. A 15 ans elle en paraissait 12, elle a toujours fait plus jeune que son âge. Elle vivait avec ses parents et son petit frère dans l’atelier de maroquinerie familial à Paris. Au rez-de-chaussée se trouvait l’atelier de ses parents, elle habitait juste au-dessus au premier étage, et partageait sa chambre avec son frère de 12 ans.

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Mon dépôt de plainte, suite et fin

30 mars 2018

Cet article est la suite du précédent sur mon dépôt de plainte au commissariat. Je retranscris sur cet article les mots et les sentiments du jour de ma plainte dans mon cahier que j’ai nommé « mon journal de guérison ». Après ces lignes du soir suite au dépôt de plainte, je n’ai plus ressenti le besoin d’écrire dans ce cahier, ce sont donc mes dernières lignes avant de commencer à écrire sur ce blog.

4 jours après ma visite au commissariat de police, j’ai reçu enfin l’appel que j’attendais : l’appel de la Brigade de Protection des Mineurs de Paris. J’ai rendez-vous le lendemain matin chez eux. Enfin le moment tant attendu et redouté à la fois, celui de mon dépôt de plainte. Cela va être dur je le sais, mais en même temps libérateur, cela fait 23 ans que j’attends d’être enfin prête pour ce moment… Continue Reading

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Mon dépôt de plainte, le commencement

29 mars 2018

Il y a quelques mois, un dimanche de novembre 2017, je suis allée au commissariat de police de Paris Xème pour faire mon dépôt de plainte. Grâce à mes recherches, j’ai appris que la police est dans l’obligation de recevoir les plaintes même quand les faits sont prescrits, et cela m’a confortée dans la légitimité de ma démarche. Je ne le fais pas dans le but de demander justice, je ne me fais pas d’illusions, je sais pertinemment que le dossier sera classé sans suite. Je le fais pour avoir la reconnaissance de la société du préjudice que j’ai subi dans mon enfance. J’ai besoin d’aller au bout pour pouvoir enfin tourner la page, clore ce chapitre douloureux de ma vie et trouver enfin la paix intérieure que me manquait. Il n’est jamais trop tard pour le faire. A 38 ans, j’ai eu assez de courage et de détermination pour me sentir enfin prête à franchir cette étape. C’est un geste fort et hautement symbolique pour moi. J’ai choisi de me libérer définitivement de ce passé, pour pouvoir commencer un nouveau chapitre de ma vie. Continue Reading

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Rien n’arrête une idée dont l’heure est venue

18 mars 2018

Lorsque j’ai enfin décidé de porter plainte en novembre 2017, soit 23 ans après les faits, je ne savais pas par où commencer, où aller ni à qui m’adresser. J’ai cherché des informations sur internet, et j’ai finalement appelé une association qui aide les victimes de viols, afin de leur demander conseil sur les démarches. J’étais dans l’année de mes 38 ans et à ce moment-là, je pensais être encore dans mes droits, je n’avais pas imaginé qu’il y avait prescription dans mon cas. Je m’étais renseignée, et j’avais compris que j’avais jusqu’à mes 38 ans pour le faire, soit 20 ans après ma majorité puisque j’étais mineure au moment des faits, mais je ne pensais pas qu’à 38 ans et 1 jour, il était déjà trop tard. J’avais en fait jusqu’au jour de mes 38 ans pour le faire, et pas un jour de plus…

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